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mercredi 18 avril 2012

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique"- Regarde, un chevaux !
- un cheval.
- Avoue que ça ressemble vachement à un chevaux."

Albert vit et travaille à la ferme avec son père. Le jour où ce dernier ramène un cheval pour labourer son champ, Albert décide de le dresser lui-même et le nomme Joey. Mais la guerre éclate et Joey est réquisitionné par l'armée britannique. Les deux amis vont alors tout faire pour se retrouver.





Après le fabuleux Tintin, Steven Spielberg revient très vite sur nos écran avec Cheval de guerre, adapté de la pièce du même nom, elle-même adaptée d'un bouquin. Le pitch fait très "film familial", mais avec Spielberg c'est toujours plus ou moins le cas, c'est même sa patte. Cheval de guerre raconte une histoire d'amitié entre un fils de cultivateur et un cheval, et les deux heures et demie laissent présager une longue fresque.

Je sais bien que l'expression "cul-cul la praline" ne se dit plus depuis un petit moment, mais elle convient parfaitement ici. Cette avalanche de bons sentiments et de démonstrations d'amitié sincère pèsent lourd. Le manque total de charisme du personnage principal, le jeune Albert, nous envoie directement dans une atmosphère de conte de fées. On sait dès le départ que le réalisme n'a pas sa place ici et que l'histoire va sentir l'eau de rose à des kilomètres. Cette crainte est confirmée ensuite par l'humanisation extrême de Joey le cheval. Ce ne serait pas forcément gênant si le scénario n'avait pas placé ce conte de fées au beau milieu de la première guerre mondiale, il s'opère alors une distance pas tellement plaisante entre cette histoire d'amitié et son décor.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

Dans le scénario, le cheval se fait réquisitionner par l'armée britannique pour la guerre. Le lieutenant (ou un autre grade je ne sais plus, vous croyez que je retiens ce genre de truc ?) qui le récupère va alors promettre à Albert d'en prendre soin. Dans nos têtes on se dit qu'évidemment ce sont des paroles en l'air, qu'un mec qui part faire la guerre n'en a rien à secouer de ramener un cheval en vie. Pourtant il y apporte une attention telle qu'il semble plus se soucier du canasson que de la guerre en elle-même. C'est bien trop en dehors des réalités. On n'est même plus dans le conte de fée, on est un peu dans la connerie. C'est un exemple parmi tant d'autres, et c'est bien dommage d'avoir insisté à ce point sur le bon sentiment.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

Cheval de guerre a donc tout ce qu'il faut pour faire un mauvais film, une vieille chose qu'on montre aux enfants un dimanche après-midi et qu'on oublie très vite. Pourtant, il y a ce petit quelque chose, cette patte Spielberg qui fait qu'on se prend totalement au jeu, et j'en ai été le premier surpris.

Steven Spielberg est certainement le plus grand conteur d'histoire que le monde ai porté, car malgré toute la niaiserie de ce qu'il raconte, on est dedans du début à la fin, on vibre pour ce cheval et son maître, on prie pour qu'ils soient réunis, on a peur pour eux. Je ne saurais définir exactement ce qu'il se passe, et j'ai même envie de ne pas essayer de le savoir. Un peu comme on n'essaye pas de deviner le truc d'un magicien pour conserver le côté magique du tour, on n'essaye pas de décortiquer un Spielberg, on se laisse simplement emporter. Cet homme est le magicien du 7ème art.

[Cinéma] Cheval de guerre - la critique

C'est un film bourré de défauts, niais, improbable, édulcoré. On peut allonger la liste longtemps comme ça. Mais on tombe dans le panneau, on se faire avoir comme des bleus par le génie de son réalisateur. Bien sûr le film ne restera pas dans les annales, il ne rentre pas dans le "Top 10 Spielberg", loin de là. C'est simplement un bon film, qui aurait été une sombre bouse si un autre que lui s'en était chargé. Et rien que pour ça, je dis bravo.


7/10

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