Menu

Citations

Babelfish

Babelfish :
EnglishEnglishespañolItalianodeutschPortuguês
Oversæt denne side til danskÖversätt webbplatsen på svenskaالعربية中文Русский日本語한국어СрпскиNederlandsSuomenTürkçePolska
Follow Me on Pinterest
clear

mercredi 4 janvier 2012

3 [Cinéma] Hugo Cabret - la critique

[Cinéma] Hugo Carbet - la critiqueMéliès moi tranquille.

Dans le Paris des années 1930, Hugo Cabret est un jeune orphelin vivant à l'intérieur d'une gare, remontant les horloges. Sa passion est de réparer les objets, et surtout un vieil automate que lui avait offert son père.







Hugo Cabret commence avec un pseudo plan séquence dans lequel on commence par avoir une vision globale de Paris, puis on zoome sur une gare, on longe les quais à une allure folle, et on finit par apercevoir le visage du héros à travers les chiffres d'une horloge. Ce plan nous plonge d'emblée dans l'horrible univers esthétique qui va nous pourrir le film pendant plus de deux heures. C'est une question de goût, c'est totalement subjectif, mais je trouve ça à vomir. Trop de couleurs, de fumée, c'est caricatural à l'extrême, et surtout la 3D est vraiment dégueulasse.

Mais la 3D est un sujet controversé sur ce film, du moins pour moi. En effet, j'ai beaucoup entendu dire que la 3D d'Hugo Cabret était nickel et vraiment bien foutue. Moi ce que j'en ai vu c'est un flou général, un mal de crâne, les contours des objets en double quand ils sont en gros plan, et une constante impression de "faux" partout. De là ma question : est-ce dû au projectionniste, à l'équipement de la salle, où à ma vue défaillante ? Si c'est la faute du projectionniste, moi je peux vous le projectionner votre film si vous voulez. Ben oui parce que moi je voulais faire du cinéma alors mon père il voulait que je sois acteur, mais moi je voulais être projectionniste parce que moi je suis pas vraiment acteur ("aaaah"). En revanche si c'est de la faute des équipements de la salle, je trouve un peu pas très gentil de nous faire payer 2€ en plus en plus pour une salle mal équipée. Mais la vraie question c'est de savoir si, comme moi on a la malchance d'avoir une forte myopie, on n'est pas désavantagé face à la 3D ? Je porte mes lunettes 3D par-dessus mes lunettes de vue, mais peut-être qu'avoir ce genre de problème de vue empêche de bien voir le relief au cinéma. Si c'est le cas, cela expliquerait mon aversion pour ce procédé, mais ça doit aussi toucher pas mal de monde. Il faudrait se pencher sur le problème messieurs du cinéma. Ou alors la 3D de ce film est merdique, c'est une possibilité.

Cette 3D omniprésente et donc franchement horrible contribue au malaise visuel. Mais s'il est impossible de dire dans quelles proportions, je doute fortement que le seul relief soit la cause de la laideur du film. Le problème est que Scorsese s'appuie trop sur le visuel aux dépens de tout le reste. Et quand comme moi on n'accroche pas visuellement, on est complètement en dehors de l'histoire.

Asa Butterfield [Cinéma] Hugo Carbet - la critique

Martine Scorsese (il fait un film que se passe en France, je francise son prénom) a donc décidé de faire un film pour enfants. Comme c'est son premier et qu'il ne savait pas trop comment s'y prendre, il a consulté "Les films pour enfants pour les nuls". Dedans on explique que pour que ces saletés de mioches comprennent quelque chose, il faut des personnages parfaitement identifiables et très caricaturaux. C'est chose faite avec les deux enfants (Hugo et Isabella) et surtout cette espèce de gendarme très irritant. Les personnages ainsi que toute l'histoire sont pensés un peu comme si les enfants n'étaient capables d'apprécier aucune nuance, qu'ils ne voyaient que tout noir ou tout blanc. Il faut des méchants très méchants, des gentils très gentils, des tristes très tristes et des rigolos très rigolos. Il en résulte un récit très convenu, très plat et sans aucune surprise. Même si parfois on essaye de nous faire des faux suspenses ridicules comme "Va-t-elle bien vouloir lui prêter sa clé ?", on s'ennuie.

Il faut rajouter à cela qu'Asa Butterfield, le gamin qui joue Hugo, est plutôt mauvais. Certes l'infâme VF ne l'aide pas, mais je me souviendrai longtemps de cette gestuelle improbable quand il croit ne pas avoir réussi à réparer l'automate. C'est tellement drôle de le voir surjouer la colère à ce point. Martine a dû lui dire "Il faut vraiment que tu aies l'air très très énervé, tape du poing sur la table et rumine dans ta barbe pour être plus crédible".

Ben Kingsley Asa Butterfield Chloë Moretz [Cinéma] Hugo Carbet - la critique

On commence à rentrer un peu dans l'histoire au bout d'une heure, quand Georges Méliès arrive sur le tapis. Avant cela c'est une simple histoire d'orphelin du niveau d'un téléfilm M6, les effets spéciaux en plus. Ensuite on passe donc à un documentaire sur Méliès, ni plus ni moins. C'est sympathique mais on se demande ce que ça vient faire là.

Pour passer le temps, j'ai tenté de découvrir dans quelle gare parisienne se situe l'histoire. Le 1er plan fait penser à la gare Montparnasse à cause de sa relative proximité avec la Tour Eiffel, seulement on sait que les Américains aiment bien jouer avec la localisation des monuments de Paris. Pour eux, tous les appartements de Paris ont vue sur la Tour Eiffel, évidemment. Deuxième indice en faveur de Montparnasse : le rêve avec le train, qui s'inspire fortement d'un accident ayant eu lieu dans cette gare en 1895 (voir image ci-dessous).

Accident train gare montparnasse 1895 [Cinéma] Hugo Carbet - la critique
Voilà ce qui arrive quand tout le monde ne fait pas grève en même temps

Et enfin 3ème indice et pas des moindres, bien que je ne l'ai appris qu'après le film : Méliès aurait effectivement tenu une boutique dans la gare Montparnasse. Sauf que (retournement de situation de fou) la tour de l'horloge dans laquelle vit Hugo est exactement la même que celle de la Gare de Lyon, celle de Montparnasse ne possédant pas de tour de ce genre. Or il semble également que le film s'inspire beaucoup de la gare du Nord par certains aspects. On peut donc dire que la gare où vit Hugo est fictive, ou plutôt un mélange de plusieurs gares. Ça se voit que je me suis fait chier pendant le film ou pas ?


Hugo Cabret est donc un énorme ratage. Même en 2D et en VO, c'est à dire en excluant la 3D pourrie et une grande partie des mauvais jeux d'acteurs, le film n'aurait été qu'une histoire pour enfants bas de gamme suivit d'un documentaire sur Méliès. Pourtant, Scorsese est un mec qui a fait deux ou trois bons films dans sa carrière quand même, des films qui avaient de la gueule. Pourquoi pondre ce truc ? Je suis très désappointé. Hugo Cabret a largement sa place dans la liste des plus mauvais films de 2011. Heureusement, on l'oubliera vite.


2/10


3 commentaire:

Anonyme a dit…

Haaaa dieu que j'ai pu en lire des critiques sans grand intérêt et dénuées de véritable sens critique mais celle là dépasse de loin toutes les horreurs que j'ai eu la malchance de lire jusqu'à présent ^^
Dieu sait que je n'ai pas aimé le film mais pas pour des raisons aussi sottes ^^

(ps : les fautes à foison c'est moche...très moche)

Anonyme a dit…

Très bonne critique, ce film est mauvais, mal interprété et ennuyeux.

Anonyme a dit…

nul nul nul nul et nul